Points de retraite et événements de la vie

Vous continuez à cumuler des points de retraite durant les périodes de maternité, de paternité, les périodes de maladie ou si vous devenez aidant familial. Retrouvez les informations et conditions pour cumuler les points de retraite durant les différents événements de votre vie.

Déménagement

Si vous déménagez, n’oubliez pas de signaler vos nouvelles coordonnées aux organismes de protection sociale, dont vos caisses Arrco et Agirc, la Sécurité sociale, etc.

Utilisez pour cela le service de changement d'adresse sur votre Espace Personnel.

Mariage

Si vous percevez une pension de réversion et que vous vous remariez, cette pension sera définitivement supprimée. Pensez à informer la caisse de retraite qui verse la pension de ce changement.
Consultez la page "Pension de réversion".

Maternité et points retraite

En cas d’arrêt de travail pour congé de maternité ou congé d’adoption, vous bénéficiez de points de retraite sans contrepartie de cotisations, sous trois conditions :

  • être affilié à une caisse de retraite complémentaire au moment de l’arrêt du travail,
  • avoir un arrêt de travail d’une durée supérieure à 60 jours consécutifs,
  • bénéficier des indemnités journalières de l’assurance maternité.

La naissance d’enfant(s) permet également d’obtenir des majorations de votre retraite complémentaire, voyez pour cela la rubrique dédiée.

Paternité

En cas d’interruption pour congé de paternité, vous continuez à percevoir une rémunération qui vous donne droit à l’attribution de points de retraite.

 La naissance d’enfant(s) permet également d’obtenir des majorations de votre retraite complémentaire, voyez pour cela la rubrique dédiée.

Maladie et acquisition de points de retraite

En cas d’arrêt de travail pour maladie, accident du travail ou invalidité, vous bénéficiez de points de retraite sans contrepartie de cotisations, sous certaines conditions :

  • être affilié à une caisse de retraite complémentaire au moment de l’arrêt du travail
  • avoir une incapacité de travail d’une durée supérieure à 60 jours consécutifs
  • bénéficier d’une des prestations temporaires suivantes :
    • indemnités journalières au titre de l’assurance maladie
    • indemnités journalières allouées en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle
  • ou bénéficier d’une des prestations permanentes suivantes :
    • pension d’invalidité attribuée par la Sécurité sociale correspondant à un taux d'incapacité des deux tiers au moins
    • rente d’accident du travail ou de maladie professionnelle (correspondant à un taux d'incapacité des deux tiers au moins).

Justificatifs à transmettre à votre caisse de retraite

Dans le cas de prestations temporaires  : vous n’avez pas besoin de communiquer de justificatifs à votre caisse de retraite. Celle-ci s’appuie sur les périodes d’arrêts de travail déclarées par votre employeur pour vous attribuer les points de retraite complémentaire. Néanmoins, nous vous conseillons de conserver vos attestations délivrées par la Sécurité sociale.

Dans le cas de prestations permanentes : vous devez transmettre vous-même à votre caisse de retraite les justificatifs de prise en charge par la Sécurité sociale des périodes d’incapacité de travail.

Durée d’attribution

L’attribution des points de retraite au titre de la maladie n’est pas limitée dans le temps. Néanmoins, elle cesse pour les salariés qui obtiennent la retraite du régime de base pour inaptitude au travail.
En cas d’accident du travail ou d’une maladie professionnelle, l’attribution des points cesse lorsque le taux d’incapacité du salarié devient inférieur à 50 % ou lorsque l'âge de 65/67 ans est atteint.

Calcul des points

Les points de retraite attribués pendant votre arrêt de travail sont calculés sur la base de ceux obtenus au cours de l’année précédant celle de l’interruption de travail. Cette année n-1 est considérée comme une période de référence. La caisse de retraite attribuera des points pour chaque jour indemnisé. Pour cela, elle calcule une moyenne journalière en divisant le nombre de points par le nombre de jours de la période de référence.

À noter : Le nombre de points cotisés ajoutés aux points attribués pour la période d’arrêt de travail ne doit pas être supérieur aux points obtenus pendant l’année de référence. Dans le cas contraire, les points attribués pour la période d’incapacité de travail sont attribués de façon à ne pas dépasser cette limite.

Exemple :
Un salarié tombe malade au cours de l’année. Sa période de maladie est de 100 jours.
En contrepartie des cotisations prélevées sur son salaire, 99,75 points lui sont attribués.
Comme il a obtenu 125 points de retraite Arrco pour toute l’année précédente, la moyenne journalière est de : 125/365 = 0,3425.
Avant plafonnement, il pourra lui être attribué : 0,3425 x 100 = 34,25 points maladie.
Après plafonnement, il obtient : 125 – 99,75 = 25,25 points maladie.


Aidant familial et cotisations retraite

Cas des salariés en congé parental d'éducation, en congé de présence parentale, en congé de solidarité familiale ou en congé de proche aidant.

Sous certaines conditions, vous pouvez obtenir des points de retraite pendant les périodes où vous vous absentez de votre entreprise pour apporter de l’aide à un membre de votre famille.

Un accord dans votre entreprise doit prévoir le versement des cotisations pour que vous obteniez des points de retraite pendant votre absence.
L’accord précise le type de congé pris en compte. Il peut s’agir :

  • d'un congé parental d'éducation,
  • ou d'un congé de présence parentale,
  • ou d'un congé de solidarité familiale,
  • ou d'un congé de proche aidant.

 

Accord d’entreprise

La décision d'utiliser l'un des types de congés listés ci-dessus doit être prise par accord au sein de l'entreprise. Elle s’impose alors à tous les personnels qui sont ou seront concernés par l’un de ces types de congés.
Le versement de cotisations intervient en principe pendant toute la durée du congé. Toutefois une durée limitée peut être retenue par accord conclu au sein de l’entreprise.
Les cotisations sont calculées comme si les intéressés avaient poursuivi leur activité dans des conditions normales.

Décès

Lorsqu'un salarié ou retraité décède, une part de sa retraite complémentaire est susceptible d’être versée à un ou plusieurs bénéficiaires, ses ayants droit :

  • les conjoints : la veuve ou le veuf et, le cas échéant, l’ex-conjointe ou les ex-conjointes, l’ex-conjoint ou les ex-conjoints,
  • les orphelins des deux parents.

La pension de réversion de la retraite complémentaire est attribuée sans condition de ressources.

Pour en savoir plus, consultez la rubrique dédiée à la pension de réversion.