Les centres de prévention Agirc-Arrco accompagnement les seniors pour vieillir en bonne santé

Les centres de prévention Agirc-Arrco accompagnement les seniors pour vieillir en bonne santé

18/07/2022

Les résultats d’une enquête de satisfaction menée par l’Agirc-Arrco auprès de quelque 7 000 bénéficiaires des bilans de prévention témoignent de l’utilité du dispositif : 85 % d’entre eux sont satisfaits. Le régime Agirc-Arrco propose en effet des consultations avec médecins et psychologues dans 14 centres et 150 antennes locales répartis sur l’ensemble du territoire national, avec pour objectif d’accompagner les assurés vers une avancée en âge en forme et une meilleure qualité de vie. Un pari gagnant sur le long terme en matière d’autonomie pour les bénéficiaires.

Si les personnes qui demandent un bilan de prévention ont en moyenne 70 ans, toute personne dès 50 ans peut prétendre à ce service selon certaines conditions : si elle cotise ou a cotisé à l’Agirc-Arrco (sans condition de durée), ou si le conjoint a cotisé, ou encore, dans le cas de l’aidance, si la personne aidée a cotisé. Deux entretiens d’environ une heure chacun, l’un avec un médecin, l’autre avec un psychologue, permettent de rechercher les éventuelles fragilités du bénéficiaire d’un point de vue médical mais aussi psychologique et social. Des conseils personnalisés sont délivrés au travers d’une ordonnance de prévention, transmise au médecin traitant si le bénéficiaire le souhaite. Dans les suites de ce bilan initial, des accompagnements individuels et/ou collectifs ainsi qu’un bilan de suivi peuvent être proposés. Il est possible de prendre rendez-vous en ligne (www.centredeprevention.com ou sur Doctolib) mais aussi par téléphone.
Les centres de prévention sont une des offres de l’action sociale de l’Agirc-Arrco qui comportent notamment Ma Boussole Aidants, Sortir Plus, Bien chez moi, et s’appuie sur un maillage territorial. Pour une offre encore plus large, les centres collaborent avec le réseau de l’action sociale territoriale de l’Agirc-Arrco, les structures inter-régimes (Cnav, MSA…), de nombreux partenaires du secteur médico-social et participent aux initiatives gouvernementales comme le plan antichute.

Repérer les fragilités et accompagner le changement

« Prolonger l’autonomie par la prévention en les accompagnant dans leurs changements d’habitudes est notre cœur de métier », explique Gérard Pezet, directeur des centres de prévention Agirc-Arrco. « Après le bilan initial, nous pouvons proposer des accompagnements et ateliers notamment sur le sommeil, la nutrition, l’audition, la mémoire et les exercices physiques. » Un bilan « d’impact santé » permet d’évaluer son évolution à 6 mois ou 1 an après le premier rendez-vous.

25 000 personnes bénéficient chaque année d’un bilan de prévention

La grande majorité du territoire national est couvert par les centres de prévention. « Le recours à la téléconsultation permet en outre à l’Agirc-Arrco de mailler l’ensemble du territoire et d’être ainsi un complément dans les régions désertées médicalement », souligne Gérard Pezet. Le dispositif des bilans de prévention permet aux médecins d’agir et d’accompagner les assurés avant que leur santé ne se dégrade. Lorsque les personnes âgées entrent dans un parcours de soins, les soignants constatent que de nombreuses pathologies auraient pu être évitées ou retardées par une action de prévention.

Et demain… un ciblage plus efficient pour une réponse plus adaptée

Parce que la prévention permet de prolonger l’autonomie des personnes, les centres de prévention Agirc-Arrco mènent une réflexion sur l’amélioration du service rendu afin de sensibiliser le plus grand nombre et proposer une réponse adaptée à la situation de chacun. Il s’agirait par exemple de proposer les bilans aux étapes clés de la vie des assurés : départ à la retraite, demande de réversion, situation d’aidant familial, etc. La mission de l’Agirc-Arrco d’accompagner les assurés tout au long de leur vie, avec une autonomie la plus longue possible, prend tout son sens avec les centres de prévention.


 

Interview des médecins-directeurs

Sophie Pichierri
Médecin gériatre, directrice du centre de prévention Agirc-Arrco Pays de la Loire Nantes

Christiane Vannier
Médecin de santé publique, directrice des centres de prévention Agirc-Arrco de Lyon et de Valence

Que viennent chercher les assurés qui se rendent dans un centre de prévention Agirc-Arrco ?

Sophie Pichierri : Nos bénéficiaires viennent dans les centres de prévention pour savoir ce qu’ils peuvent mettre en place dans leur quotidien pour rester en bonne santé le plus longtemps possible, ou pour retrouver la santé. Ils veulent agir et être acteurs de leur santé.

L’enquête réalisée auprès des bénéficiaires de bilans de prévention révèle un fort taux de satisfaction. Est-ce que vos équipes voient cette satisfaction à l’issue des rendez-vous ?

Christiane Vannier : Oui, c’est une réalité. Nous recevons régulièrement des messages de remerciements. Les bénéficiaires sont satisfaits des échanges et de l’attention portée par les professionnels de nos centres.

Quelle est la principale difficulté rencontrée dans l’accompagnement et le suivi des patients qui ont bénéficié d’un bilan de prévention ?

C.V. : Le plus difficile, c’est de faire changer les comportements durablement. Par exemple pour un bénéficiaire sédentaire, notre rôle est de l’amener à se questionner sur son activité physique et à prendre des résolutions pour reprendre une activité physique adaptée à sa situation. Nos ateliers de remise en forme sont là également pour le soutenir dans cette dynamique et finalement le rendre acteur de sa santé.

S.P. : Nous avons tous des freins, des mécanismes de résistance au changement. Ce n’est pas un échec : on essaie parfois de nombreuses fois d’arrêter de fumer avant un stop définitif. Cela fait partie du chemin.

Pouvez-vous donner un exemple concret d’un patient venu pour un bilan de prévention ?

S.P. : Une femme de 79 ans aidante de son époux atteint de maladie d’Alzheimer a réalisé un bilan de prévention. Nous l’avons aidée à définir les priorités pour sa santé (son propre suivi médical, reprendre une activité physique quotidienne comme la marche …). Un suivi téléphonique adapté avec la psychologue lui a ensuite été proposé.

C.V. : Lors du bilan, un bénéficiaire nous a parlé de ses douleurs très importantes, invalidantes, retentissant sur sa qualité de vie. Avec le médecin, elle mettait en avant ses douleurs physiques qui étaient indéniables au regard de sa pathologie. Avec la psychologue, l’entretien a essentiellement tourné autour de son mal-être important. Après échange entre les deux praticiens, ils sont arrivés à la conclusion que le mal-être psychologique était prédominant et impactait fortement sa santé physique. Cet exemple démontre toute l’utilité de notre approche globale médicopsychologique.

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